Depuis quelques semaines, la France est officiellement en train de mettre « le pied dans le plat » en interdisant les VEO, c’est-à-dire les Violences Educatives Ordinaires, avec la promulgation d’une loi appelée à tort « loi anti-fessée ». Car réduire les VEO à la fessée, c’est comme réduire la pâtisserie à la tarte au citron meringuée… Et c’est bien sur cela que jouent les médias et les « anti » Stop VEO. Ils caricaturent, ils prennent des raccourcis sans prendre en compte les résultats des nombreuses recherches qui ont été réalisées ces dernières décennies en matière de neurosciences, de psychologie du développement, de pédagogie etc.

Car non, quand on parle de VEO, on ne parle pas seulement de violences physiques et d’actions pouvant laisser des traces visibles sur l’enfant mais de tout un ensemble de comportements pouvant nuire au développement de l’enfant. Des comportements que nous pouvons tous potentiellement avoir compte-tenu de la façon dont nous avons été éduqués, mais aussi en fonction de notre propre caractère, de notre état général etc. Des comportements qui peuvent avoir plus ou moins d’impact sur l’enfant mais qui, quoi qu’il en soit, laisserons des marques plus ou moins profondes et influeront sur son devenir, sur son rapport à lui-même et son rapport aux autres.

Besoin d’exemples concrets ? Et bien il y a par exemple le fait de laisser un enfant pleurer seul, le forcer à finir son assiette, critiquer ses amis ou ses goûts devant lui, lui imposer notre régime alimentaire etc. Des actes plutôt « banals » en fait qui peuvent avoir de réelles conséquences sur le devenir de l’enfant… et qui nous sont inculquées depuis des décennies ! Des actes dont on n’a pas conscience et qui peuvent causer de sacrés dégâts si on n’y prend pas garde.

Savoir ce qui est apparenté à une violence éducative ordinaire c’est en prendre conscience et c’est déjà un pas pour lutter contre. Comment pourriez-vous corriger votre comportement si vous ne savez pas qu’il n’est pas adapté ?

Le collectif « Enfance Epanouie » a listé sur son site les différentes VEO, en les regroupant par « types » : violences physiques, violences culturelles, violences psychologiques…  Une liste qui va forcément vous bousculer un peu car vous y trouverez très certainement des actions que vous avez déjà posées… sans penser forcément avoir, à ce moment-là, un comportement violent à l’encontre de votre enfant ! Mais attention, cela ne fait pas de vous un monstre abominable, un parent indigne etc etc  Juste un être humain, perfectible, et qui grâce à cette liste notamment, va pouvoir identifier les axes d’amélioration possible et réfléchir à une nouvelle façon de gérer les choses au sein de sa famille.

Mais attendez-vous à un certain nombre de revers : vous lancer dans cette démarche va vous chambouler et certainement vous retourner un peu le cerveau dans un premier temps, mais cela engendrera aussi et surtout des commentaires (pas tous très sympathiques) de la part de votre entourage qui vous accusera d’être laxiste, esclave de vos enfants, mené(e) par le bout du nez par votre progéniture … Mais vous êtes sans doûte déjà un peu habitué(e) à cela depuis que la parentalité positive est entrée dans votre famille.

Alors, si vous souhaitez en savoir plus sur ce que sont exactement les VEO, c’est par ici !